arts, amours, plaisirs, contrariétés, pensées...
Melle George, dans Frédérick ou le Boulevard du Crime, tableau 10, d’Éric-Emmanuel Schmitt
“ Nous sommes des comédiens, Frédérick, c’est-à-dire les personnes les plus lucides que la terre porte car, nous, nous savons ce que tous les autres se cachent. Nous savons que nous ne sommes rien, que nous n’avons pas ce caractère plutôt qu’un autre mais qu’un caractère, ça se choisit et s’improvise selon la situation ; nous, nous savons ce que les philosophes ignorent, que l’on peut penser plusieurs choses à la fois, que l’on peut dire “je t’aime” en remarquant un bouton sur le nez ou bien “je te hais” en songeant qu’on devrait changer de chaussures ; nous, nous savons que le ciel varie, que même la pierre s’effrite, que dans trois secondes nous éprouverons une émotion étrangère à celle-ci, que du rire aux larmes il n’y a qu’un coup de reins ; nous, nous savons l’impermanence, la distraction, la discontinuité des êtres et des choses ; nous savons que “toujours” n’est qu’un vœu et “jamais” un soupir. ”
Melle George, dans Frédérick ou le Boulevard du Crime, tableau 10, d’Éric-Emmanuel Schmitt
“ La littérature ne bégaie pas l’existence, elle l’invente, elle la provoque, elle la dépasse (…). ”
Abel Znorko dans Variations énigmatiques d’Éric-Emmanuel Schmitt
“ Non. Vous ignorez tout. De la tendresse, de la confiance, de la fidélité. La fidélité, la vertu, l’honneur ne sont pas des choses de pierre ou des vieux gribouillis démodés ce sont des choses vivantes, instinctives, passionnées… plus passionnées que n’importe quelle étreinte avec n’importe quel Volochine, au fond de n’importe quelle nuit d’hiver. ”
Igor dans Bonheur, impair et passe II, tableau 1 de Françoise Sagan
“ La jalousie… la jalousie est comme une lèpre, je me sens par moments comme défiguré quand je la regarde. ”
Igor dans Bonheur, impair et passe, II, tableau 1 de Françoise Sagan
“ J’ai peur qu’aimer, ce ne soit jamais que vouloir aimer. ”
Melle George, dans Frédérick ou le Boulevard du Crime, tableau 10, d’Éric-Emmanuel Schmitt
“ J’ai toujours vécu comme un chien, aboyant après l’amour mais hurlant à la lune dès que j’étais seul. ”
Vladimir, dans Bonheur, impair et passe II, tableau 2, de Françoise Sagan