Les petites douceurs de chez Mitou

arts, amours, plaisirs, contrariétés, pensées...
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Être heureux. Il n’y a pas un mot, que ce soit honneur, générosité, élégance, etc… qui ne cède devant ce terme : être heureux.

Vladimir dans Bonheur, impair et passe, II, tableau 1, de Françoise Sagan

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Jésuite ! Il ne mourra pas. Tu le sais bien. (Suave.) Mourir, lui ? Mourir, ça réclame du cœur.

Vévette dans Pomme, Pomme, Pomme, acte I, de Jacques Audiberti

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Si tu as besoin de ma vie, viens la prendre.

Trigorine dans La Mouette (III), d’Anton Tchekhov

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Il n’est pas de plus grand malheur que d’être privé de l’estime de soi-même. Mon Dieu, il n’y a plus rien en moi qu’on puisse aimer ou respecter… Et pourtant tu m’aimes ? Vraiment je ne comprends pas pourquoi. Tu aurais trouvé quelque chose en moi qu’on puisse aimer ? Tu m’aimerais ?

Platonov dans Ce fou de Platonov (Безотцовщина), II, 3
Anton Pavlovitch Tchekhov (Анто́н Па́влович Че́хов)

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Attendez, vous ne comprenez rien du tout. Vous n’avez aucune idée de l’enfer dans lequel je vis! Un enfer de vulgarité et de déception. Ne haïssez-vous jamais ceux chez qui vous discernez une lueur de votre propre passé? Ne les haïssez-vous pas de vous rappeler ces jours enfuis où vous étiez jeune - et pur - et plein de rêves idéalistes? Tout est tellement simple quand on est jeune. Un corps vif, un esprit clair, une honnêteté inaltérable, le courage et l’amour de la liberté, de la vérité et de la grandeur. Mais voilà que surgit la vie quotidienne. Elle vous enveloppe toujours plus étroitement de sa misère. Les années passent, et que voyez-vous alors? Des millions de gens dont la tête est vidée par l’intérieur. Eh bien, cependant, que nous ayons su vivre ou non, il y a quand même une petite compensation: l’expérience commune, la Mort. Alors, on se retrouve à son point de départ: pur. “A peine au monde, nous pleurons, car nous sommes entrés sur cette grande scène de folie.” C’est terrible, ne trouvez-vous pas?

Platonov dans Ce Fou de Platonov (I, 14)
Anton Tchekhov

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Vois-tu je savais que je devais renoncer au meilleur de toi, que je ne te tiendrais jamais par le cœur. J’espérais te tenir par le pire. Les hommes à femmes s’imaginent toujours être des maîtres en sensualité. C’est idiot. Entre séduire et combler, il y a un monde, n’est-ce pas.

Vladimir dans Bonheur, impair et passe, II, tableau 3, de Françoise Sagan

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Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : “ J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.

Perdican dans On ne badine pas avec l’amour, Acte II, scène 5
Alfred de Musset

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To vouch this, is no proof,

Duke of Venice, dans Othello, Acte II, scène 3
Shakespeare

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Plus l’offenseur m’est cher, plus je ressens l’injure.

Jean Racine, La Thébaïde, Acte I, scène 5

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Vous êtes son amour, craignez d’être sa haine.

Domitie dans Tite et Bérénice, Acte V, scène 2
Pierre Corneille

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