Les petites douceurs de chez Mitou

arts, amours, plaisirs, contrariétés, pensées...
Posts tagged “XXIème”

J’aime le péril… les précipices…, les dés qu’on jette étourdiment en pariant sa vie entière, et je n’attends même pas qu’ils aient fini de rouler pour décider de ma ruine. Me perdre, j’aime aussi, à l’occasion. C’est moi. Rien ne m’en guérira.

Gilles Leroy, Alabama Song (partie II)

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Cette amnésie heureuse qui te fait vivre chaque fois comme si c’était la première fois

Jaromil dans Les Bien-Aimés de Christophe Honoré (2011)

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Bananes ! Vous êtes des bananes et je dis cela sans présumer de ce que vous portez dans la culotte, qui doit se sentir triste et n’est peut-être qu’un haricot. Mais dans la tête, vraiment, vous n’avez que des épluchures.

Gilles Leroy, Alabama Song (partie IV)

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Je n’ai plus l’âge des mensonges, mais j’aurai toujours l’âge des caresses.

Gilles Leroy, Alabama Song (partie II)

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Car au fond qu’est-ce que c’est que la vie ? Une course d’obstacles au pays des merveilles.

Claude Lelouch sur France Info le 16 Avril 2011

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Kirsten Dunst par David Lachapelle

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Le cri de la muette

C’est mon tour, c’est la phase décisive !
Excusez cette apostrophe quelque peu excessive
Mais cela fait tellement longtemps
Que j’espère, que j’aspire à la parole
Et tellement longtemps que je n’expire que du vent…
Demander ne sert à rien
Crier serait mieux mais se peut encore moins.
Dites, c’était donc vrai ce rêve ?
Un rêve on ne peut plus parlant :
Je me promenais la nuit sur la grève,
Quelqu’un m’adresse subitement la parole.
Vous ne me croirez point mais c’est un hareng.
Il fredonnait : »Je suis au bas mot excellent
Mais conjugué tellement plus puissant… »
Vrai ou faux, ce rêve, je veux l’interpréter :
Je harangue vos yeux de cabillaud
Et voudrais extirper ce caillot
De mots.
Il ne s’arrimerait plus des jours entiers 
Sur le bout de ma langue
De poche, trouée, exsangue.
Ah ? Vous m’en voyez cent voix
Et tellement pas… coi
C’est entendu, n’en parlons plus.
On m’a coupé la parole mais il me poussera des ailes
Pour recueillir la vôtre et la jeter en l’air,
Et ainsi charger les particules du ciel d’un autre mystère.
Parole !…

Nadège Berckmans

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La souffrance n’est pas une occasion de haïr, c’est une occasion d’aimer.

Eric-Emmanuel Schmitt, L’Evangile selon Pilate

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Misumeru, 2004
acrylic on alcubond, 150 x 120 x 10 cm
Yoshitaka Amano

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Le plaisir présente un avantage : contrairement au bonheur, il a le mérite d’exister.

Frédéric Beigbeder, Nouvelles sous ecstasy

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Je veux vivre inhumain, puissant et orgueilleux puisque je fus créé à l’image de Dieu.

Guillaume Apollinaire

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Comment peut-on commander les hommes si l’on n’appartient pas soi-même à l’humanité?

Eric-Emmanuel Schmitt, La Part de l’autre

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On ne dit jamais rien parce qu’on parle tout le temps.

Eric-Emmanuel Schmitt, L’Évangile selon Pilate

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[…] la plupart des gens sont sans curiosité. Ils s’accrochent à ce qu’ils ont, comme le pou dans l’oreille d’un chauve.

Eric-Emmanuel Schmitt, Oscar et la dame rose

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Le courage de ceux qui se regardent dans la glace le matin et articulent distinctement ces quelques mots pour eux seuls : « Ai-je le droit à l’erreur ? » Juste ces quelques mots… Le courage de regarder sa vie en face, de n’y voir rien d’ajusté, rien d’harmonieux. Le courage de tout casser, de tout saccager par… par égoïsme ? Par pur égoïsme ? Mais non, pourtant… Alors qu’est-ce ? Instinct de survie ? Lucidité ? Peur de la mort ?
Le courage de s’affronter. Au moins une fois dans sa vie. De s’affronter, soi. Soi-même. Soi seul. Enfin.
« Le droit à l’erreur », toute petite expression, tout petit bout de phrase, mais qui te le donnera ?
Qui, à part toi ?

Anna Gavalda, Je l’aimais

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