Les petites douceurs de chez Mitou

arts, amours, plaisirs, contrariétés, pensées...
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Les hommes sont inconscients […]. “J’ai tellement confiance en toi”, tellement confiance que je peux te tromper, te laisser seule, et qu’il n’est pas possible que le contraire arrive. C’est sublime.

Françoise Sagan, Aimez-vous Brahms… (chapitre VII)

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Elle était seule, cette nuit encore, et sa vie à venir lui apparut comme une longue suite de nuits solitaires, dans des draps jamais froissés, dans une tranquillité morne comme celle d’une longue maladie.

Françoise Sagan, Aimez-vous Brahms… (chapitre I)

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Non. Vous ignorez tout. De la tendresse, de la confiance, de la fidélité. La fidélité, la vertu, l’honneur ne sont pas des choses de pierre ou des vieux gribouillis démodés ce sont des choses vivantes, instinctives, passionnées… plus passionnées que n’importe quelle étreinte avec n’importe quel Volochine, au fond de n’importe quelle nuit d’hiver.

Igor dans Bonheur, impair et passe II, tableau 1 de Françoise Sagan

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La jalousie… la jalousie est comme une lèpre, je me sens par moments comme défiguré quand je la regarde.

Igor dans Bonheur, impair et passe, II, tableau 1 de Françoise Sagan

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Bonheur, Impair et Passe

Angora:
Pouvez-vous m'en vouloir davantage ? Ce serait inespéré.
Igor:
Ne parlez pas ainsi. Vous êtes devenue amère en quinze jours.
Angora:
Je ne suis pas amère, je suis gaie. Et ne me demandez pas pourquoi je suis gaie, je n'en sais rien.
Igor:
Que s'est-il passé ?
Angora:
Il s'est passé que j'ai renoncé à vous, Igor. Vous ne me pardonnerez jamais, je ne serai plus jamais à vos yeux un être humain, il me fallait huit ans pour l'admettre. C'est fait.
Igor:
Ce n'est pas vrai. Ce qu'il y avait entre nous, vous ne pouvez pas penser gaiement que vous l'avez gâché. C'est impossible.
Angora:
Ce qu'il y a eu entre nous était très beau, Igor, et je regretterai toujours de l'avoir perdu. Mais ce qu'il y a maintenant est horrible et je me félicite de le perdre.
Igor:
Vous me haïssez ?
Angora:
Non... simplement, je ne me hais plus moi-même.
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J’ai toujours vécu comme un chien, aboyant après l’amour mais hurlant à la lune dès que j’étais seul.

Vladimir, dans Bonheur, impair et passe II, tableau 2, de Françoise Sagan

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