arts, amours, plaisirs, contrariétés, pensées...
Henri Troyat, L’Araigne, partie I, chap. 3 (1938)
“ Non ! L’amour était au-delà de ces singeries. La femme n’était pas ce monstre vautré aux entrailles dociles. L’accouplement n’était pas cette danse élastique, huilée et morne, contre un corps dont tout notre esprit nous sépare. On n’aime pas comme on se nourrit, comme on boit, comme on dort, mais dans une communion qui transfigure les plus sales besoins. Entre deux êtres d’élite, se crée, certainement, une harmonie mystérieuse des appétits animaux et des plus hautes aspirations du cœur. L’instinct est sublimé par une attraction merveilleuse. L’homme et la femme échappent à la domination de leur chair, sans rien sacrifier de leur richesse sensitive. ”
Henri Troyat, L’Araigne, partie I, chap. 3 (1938)